Le staphylocoque doré (Staphylococcus aureus) est la bactérie responsable d’un grand nombre d’infections nosocomiales, c’est-à-dire contractées durant un séjour à l’hôpital. Depuis le début des années 90, des staphylocoques dorés résistant aux antibiotiques ont été décelés à l’hôpital, milieu très favorable à leur développement. Dix ans plus tard, ces bactéries résistantes ont également commencé à émerger dans des infections dites communautaires, en dehors des hôpitaux. Elles se sont notamment développées au sein des prisons, des maisons de retraite ou des écoles. C’est ce que confirme une étude menée par des chercheurs de l’université de médecine américaine d’Atlanta, publiée dans « Les archives d’othorinolaryngologie », éditée par le Journal of the american medical association (Jama). Ces bactéries, ne sont pas moins dangereuses que celles que l’on rencontre en milieu hospitalier. Elles ont les mêmes toxines et sont aussi virulentes et résistantes que les staphylocoques dorés des hôpitaux. Elles touchent des patients déjà affaiblis par une maladie chronique, mais aussi des personnes ne présentant aucun risque identifié.

Les précautions à prendre

Ces staphylocoques dorés sont générateurs d’infections cutanées, de furoncles, d’abcès… il faut donc, en consultant sans tarder son médecin traitant, soigner tout bouton ou plaie accompagnés de pus, qui s’enflamment et deviennent douloureux. La nouvelle souche de staphylocoques dorés inquiète les professionnels de santé en ce qu’elle touche des individus ne présentant jusque-là aucune fragilité particulière à la différence de personnes hospitalisées affaiblies par l’âge ou la maladie, autant de facteurs favorables traditionnellement à l’installation du staphylocoque doré (un tiers d’entre nous sommes porteurs de cette bactérie sans le savoir et sans dommage). Au quotidien, certaines mesures d’hygiène sont nécessaires, comme le lavage régulier des mains, l’utilisation d’une serviette individuelle, d’un savon antiseptique, l’hygiène et la désinfection des linges de toilette et de corps…