Le ministère de la Santé et des Droits des femmes crée un numéro national d’information sur l’Ivg, gratuit et anonyme à l’occasion de la Journée mondiale pour le droit à l’avortement ce 28 septembre.

Le numéro national d’information sur l’Ivg, gratuit et anonyme 0 800 08 11 11, a été lancé par le ministère de la Santé et des Droits des femmes à l’occasion de la Journée mondiale pour le droit à l’avortement.

L’Ivg, la liberté de disposer de son corps

Ce numéro est confié au Mouvement français du planning familial et garantit des informations neutres et objectives sur les droits sexuels et reproductifs des femmes. en téléphonant à ce numéro, les femmes pourront également avoir des conseils, du soutien en matière d’Ivg, mais aussi de sexualité et de contraception.

Le site www.ivg.gouv.fr a également été refondu et enrichi de nouveaux contenus.

Une grande campagne nationale est lancée également pour réaffirmer ce droit à l’avortement et la liberté de choix des femmes à disposer de leur corps.

Rappelons que l’Ivg est remboursé à 100 % par l’assurance-maladie et que les députés ont supprimé des textes de loi, la condition de détresse pour pouvoir avorter : c’est un droit, tout simplement !

D’autre part, le gouvernement a revalorisé le forfait pour soutenir cette activité dans les établissements de santé.

Dans le cadre de l’examen du projet de loi de modernisation de notre système de santé, actuellement en cours d’examen au Sénat, d’autres mesures sont en cours pour améliorer l’offre dans tous les territoires, comme de permettre aux sages-femmes de pratiquer des Ivg médicamenteuses et aux centres de santé de pratiquer des Ivg instrumentales. Pour améliorer le parcours des femmes, il prévoit la suppression du délai de réflexion de 7 jours entre les deux consultations médicales prévues par la loi.

Un droit à revendiquer partout dans le monde

Rappelons que des dizaines de milliers de femmes meurent chaque année dans le monde et des millions d’autres souffrent de complications à cause de lois restrictives qui les contraignent à recourir à des avortements à risque ou clandestins.

40 % des femmes en âge de procréer vivent dans des pays où l’avortement est interdit, limité ou inaccessible.

L’Irlande est le seul pays européen – avec l’Andorre, Malte et  Saint-Marin – à interdire l’avortement même en cas de viol, de malformation grave ou mortelle du fœtus ou de risque pour la santé de la femme.

 

Renseignements avortement, contraception, campagne sur le site du Planning familial.