En France, plus de 20 000 personnes sont en attente de greffe. Dans le cadre de la nouvelle loi de santé, un amendement prévoit que toute personne majeure décédée consent, par défaut, à faire don de ses organes.

1 Comment ça se passe aujourd’hui ?

Aujourd’hui, pour prélever les organes d’une personne majeure n’ayant pas fait connaître sa volonté – soit en se déclarant donneur, soit en s’inscrivant sur le registre des refus –, les équipes médicales doivent demander l’accord de la famille du défunt.

2 Que prévoit la nouvelle loi ?

A partir de 2017, la famille sera seulement « informée » par le médecin de la nature du prélèvement envisagé et de sa finalité, et non plus « consultée », comme c’était le cas jusqu’alors. Une disposition qui permettrait d’augmenter le nombre de greffons disponibles.

3 Comment fonctionne le registre des refus ?

Toute personne qui refuse que l’on prélève ses organes ou ses tissus doit s’inscrire au Registre national du refus, auprès de l’Agence de la biomédecine. Il suffit de télécharger le formulaire sur le site http://www.dondorganes.fr/medias/pdf/formulaire_registre_refusvf.pdf et de le renvoyer ensuite par la Poste à l’adresse indiquée. On peut s’y inscrire dès l’âge de 13 ans. Avant tout prélèvement, les équipes médicales consultent ce registre.

4 Le prélèvement des organes devient-il automatique ?

Non, il n’est pas question de prélever des organes contre la volonté des proches du défunt. La qualité du dialogue avec eux sera renforcée et sera la même partout en France.

5 Pourquoi la nouvelle loi fait-elle polémique ?

Certains médecins préleveurs, des anesthésistesréanimateurs, des associations de greffés… pensent que les nouvelles mesures sont une façon de forcer la main aux familles et soulignent qu’il serait plutôt nécessaire de les convaincre. Lors du vote de la loi, la ministre de la Santé a déclaré qu’« il n’est pas question de prélever sans s’assurer du consentement de la personne et sans discuter avec les familles ».