Rein, foie, poumon, cœur… Plus de 52 330 personnes vivent aujourd’hui en France avec un organe greffé. Mais on manque toujours autant de greffons. La  Journée de réflexion sur le don d’organes, le 22 juin, est l’occasion de rappeler que chacun d’entre nous peut décider de devenir donneur et aborder la question avec ses proches.

« Maintenant, c’est le bon moment pour dire à vos proches si vous êtes ou non pour le don d’organes» est en effet la nouvelle campagne nationale réalisée à l’occasion de la 14e Journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe, et de reconnaissance aux donneurs. L’Agence de la biomédecine invite les Français à se mobiliser massivement en faisant connaître leur position sur le don d’organes à leurs proches. «Ne pas communiquer à ses proches son choix sur le don de ses organes les expose au risque d’une décision difficile, dans un moment de deuil déjà très douloureux», explique l’Agence de la biomédecine. Or, selon un sondage Ipsos de 2012, seul un Français sur deux ayant déjà pris position sur cette question l’a transmise à son entourage.

Chaque année, les malades en attente d’une greffe sont plus nombreux. Après avoir franchi en 2012 le seuil des 5000 greffes (5 023), l’activité de greffes d’organes s’élève à 5123 en 2013, ce qui représente une augmentation de 2% par rapport à 2012. Cependant, il manque encore plus de greffons chaque année, car de plus en plus de malades sont inscrits sur la liste nationale d’attente. Ainsi, en 2013, 18 976 malades ont eu besoin d’une greffe.

Aborder le sujet avec sa famille

En France, le don d’organes est soumis au régime du consentement présumé : chaque individu est un présumé donneur. A ceux qui sont opposés au don de leurs organes, la loi donne la possibilité de s’inscrire sur le Registre national des refus ou de préciser leur position à leurs proches. Ainsi, lorsqu’un prélèvement d’organes est possible, les équipes hospitalières doivent obligatoirement consulter le Registre dans un premier temps. Puis si le nom du défunt n’y figure pas, elles ont le devoir de s’assurer de la non-opposition de ce dernier auprès de ses proches, même s’il est détenteur d’une carte de donneur. A noter qu’il n’y a pas d’âge pour donner ses organes : même à quatre-vingts ans, on peut encore faire le don post-mortem de son foie ou d’un rein.