L’Agence de biomédecine lance du 25 au 30 mars une nouvelle campagne de mobilisation en faveur du don de moelle osseuse.

A l’occasion de la 8ème semaine nationale de mobilisation pour le don de moelle osseuse, l’Agence de biomédecine, en collaboration avec l’Etablissement français du sang, les centres hospitaliers, la Société française de greffe de moelle et de thérapie cellulaire et les associations, a choisi de s’adresser à toute la population et, plus particulièrement, aux étudiants en santé. Pour la première fois, elle mène donc une opération d’information et de sensibilisation au sein de 27 facultés de médecine et 10 facultés de pharmacie, lesquelles se sont engagées dans l’opération « Don de moelle osseuse, les étudiants solidaires».

« Il s’agit d’un don engageant et nous pensons que les étudiants en santé seront de bons relais pour ce message », explique Emmanuelle Prada-Bordenave, directrice générale de l’Agence de la biomédecine.

Objectif? Recruter 18 000 nouveaux donneurs de moelle osseuse afin de diversifier les profils génétiques des inscrits. En effet, la compatibilité entre un donneur et un malade est très rare car elle dépend de critères génétiques uniques qui varient d’un individu à l’autre. Plus les donneurs sont nombreux et plus il y a de profils génétiques différents, ce qui optimise les chances de guérison pour de nombreux malades.

Aujourd’hui, de nombreuses pathologies graves du sang comme les leucémies ou les lymphomes, mais aussi d’autres formes de pathologies sanguines moins bien connues comme l’aplasie médullaire (une pathologie rare affectant surtout les enfants ou les jeunes adultes et caractérisée par un arrêt du fonctionnement de la moelle osseuse), peuvent être soignées grâce à une greffe de moelle osseuse.

Chaque année, 2000 malades ont besoin de ce traitement pour bénéficier d’une chance supplémentaire de guérison. Plus de 200 000 personnes en France se sont déjà engagées à faire un don de moelle osseuse en s’inscrivant sur le registre France Greffe de Moelle. On les appelle les « Veilleurs de Vie ». L’Agence de biomédecine espère atteindre l’objectif de 240.000 donneurs potentiels d’ici 2015.