Le 18 juin, le Sénat étudiera la possibilité d’introduire un critère de la discrimination pour précarité sociale.

Des enfants interdits de cantine parce que leurs parents sont chômeurs, des médecins qui n’accordent pas de rendez-vous à des malades parce qu’ils ont la Cmu, des CV ignorés parce que le postulant vit dans un centre d’hébergement… Etre pauvre en France est source de discrimination. L’article 1er de la Constitution française s’élève contre toute forme de discrimination : « La France […] assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. » Aujourd’hui, la loi retient vingt critères de discrimination. « Comment expliquer que l’on a un mot pour le sexisme, un autre pour le racisme et que l’on n’en a pas pour le rejet des personnes en situation de pauvreté ? » interpelle Djaouida Séhili, coresponsable de la chaire Egalité, inégalités et discriminations à l’université de Lyon 2. Le 18 juin, le Sénat étudiera la possibilité d’introduire ce critère de la discrimination pour précarité sociale.