Le contrat d’engagement de service public (Cesp), dispositif incitatif qui propose aux étudiants et aux internes en médecine une allocation mensuelle de 1 200 euros bruts contre une installation dans une zone où la continuité des soins est menacée, est étendue à partir de septembre aux étudiants en odontologie (médecine dentaire). [fn]Souscrire un CESP, c’est aussi bénéficier d’un accompagnement individualisé durant toute la formation et d’un soutien au moment de l’installation ou de la prise de fonctions.[/fn]

En médecine, 235 contrats pourront être signés pour les étudiants et 215 pour les internes, soit 21 de plus qu’en 2012. 1 500 contrats seront progressivement ouverts d’ici à 2017. Mais le Cesp peine à trouver son public. 382 lieux d’exercice sont toujours répertoriés comme vacants sur le site Internet du Centre national de gestion (Cng).

D’autre part, un décret donne aux agences régionales de santé (Ars) une plus grande autonomie dans la détermination des territoires éligibles, désormais définis comme des « zones caractérisées par une offre médicale insuffisante ou par des difficultés dans l’accès aux soins, identifiées dans les schémas régionaux d’organisation des soins (Sros) ».

Chaque « désert » est reconnaissable à sa « délimitation », ses « caractéristiques » géographiques, sanitaires et sociales et « par la description précise des fonctions à exercer, et, le cas échéant, par la désignation de l’employeur ».

Par ce décret, le signataire peut aussi résilier son contrat sans versement de pénalité de rupture, si son projet professionnel se trouve bouleversé « par une modification par l’Ars des zones identifiées comme fragiles dans sa région ».