Les revendications des sages-femmes se durcissent et de nouvelles négociations se déroulent mercredi au ministère de la Santé. Soutenues jusqu’à présent par les médecins, certains syndicats craignent aujourd’hui que plus d’autonomie vienne déséquilibrer le travail en salle d’accouchement et amène des dérives néfastes pour les patientes. “Nous travaillons en équipe avec les sages-femmes, explique le Syngof, (Syndicat national des gynécologues obstétriciens de France) mais leur mouvement qui dure depuis octobre pourrait augmenter les tensions pour l’ensemble des professions qui les côtoient. L’autonomisation vis-à-vis de la fonction publique hospitalière que réclament les sages-femmes ne peut se faire au péril des patientes.”

Les synidcats ne reviennent pas sur la reconnaissance de leur statut mais souhaite une conclusion rapide. Payées 1 600 euros par mois en début de carrière, leur salaire monte généralement à 2 200 euros après 30 ans. Afin d’assurer l’ensemble de leurs fonctions, les sage-femme font pourtant cinq ans d’études. Elles doivent passer le tronc commun des écoles de médecine et suivent ensuite un parcours de quatre ans dans des écoles de sages-femmes ou au sein des universités. A titre de comparaison, la formation de base des infirmiers est de trois ans, celle des médecins généralistes de neuf ans.