Des salades sauce pesticides dans nos assiettes

Les résultats de l’enquête de l’association Générations futures ont de quoi rester sur l’estomac : les salades sont les légumes où l’on retrouve le plus de résidus de pesticides interdits et dangereux pour la santé.

Avec 5 kilos par an et par ménage (données Insee), la salade est le 4e légume le plus consommé en France. Mais, d’après l’enquête de Générations futures, c’est aussi le légume où l’on retrouve le plus de résidus de pesticides dangereux pour la santé. Il est donc urgent, recommande l’association, « d’appliquer au plus vite les décisions prises dans le cadre du Règlement européen sur les pesticides et lors de la Stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens (PE), ces substances qui menacent le développement du fœtus et du jeune enfant même à faibles doses ».

Un cocktail dangereux pour la santé

31 échantillons de salade ont été achetés dans des supermarchés de l’Oise et de la Somme (Picardie) entre le 28 mai et le 21 juillet 2015. Voici les résultats de l’enquête :

  • les salades testées contiennent en moyenne presque 4 résidus de pesticides chacune ;
  • en moyenne, les échantillons testés contiennent chacun plus de 2 résidus de pesticides PE ;
  • parmi les 10 matières actives les plus fréquemment retrouvées, 7 sont suspectés d’être des PE.

Des produits interdits.

5 échantillons (16,13 %) contiennent une ou plusieurs substances actives interdites ou interdites d’usage sur salade en France (3 échantillons, soit 9,67 %), un de ces 3 échantillons contenant même 2 substances interdites d’usage sur salade en France (mandipropamid et imidaclopride) !

François Veillerette, le porte-parole de Générations Futures, tire la sonnette d’alarme. « Nous alertons nos dirigeants sur la nécessité de prendre des mesures immédiates et fortes pour réduire l’exposition des populations aux pesticides et particulièrement ceux suspectés d’être des perturbateurs endocriniens. Nous attendons d’eux qu’ils forcent l’Europe à appliquer au plus vite les décisions prises dans le cadre du Règlement européen 1107/2009 interdisant la mise sur le marché des pesticides perturbateurs endocriniens. »

Surtout si nous souhaitons suivre les conseils du Programme national de nutrition santé (Pnns) qui recommande de manger 5 fruits et légumes par jour !