Une enquête de l’association Générations futures, rendue publique mardi 9 juillet, révèle que les fraises vendues en France, en provenance de France et d’Espagne, contiennent des résidus de pesticides. Sur 49 échantillons analysés, une ou plusieurs molécules chimiques ont été retrouvées dans 91,83 % des cas. Les fraises espagnoles en ont un peu plus que les françaises.

Autre chiffre préoccupant : 71,42 % des fraises renferment des pesticides qui sont des perturbateurs endocriniens, des substances qui interfèrent avec le fonctionnement de nos hormones et dont de nombreuses études scientifiques montrent qu’elles peuvent mettre en danger le développement du fœtus et du jeune enfant même à très faibles doses.

Jusqu’à 37 pesticides différents et 8 perturbateurs endocriniens ont été recensés. Si une fois seulement les limites maximales autorisées étaient dépassées, en revanche, des produits interdits ont été détectés. Ainsi, l’endosulfan, un insecticide organochloré interdit en Europe depuis 2005 et inscrit sur la liste des Polluants organiques persistants (Pop) devant être éliminés au niveau mondial, est présent dans 7,69 % des fraises françaises ; des traces de carbosulfan, un autre insecticide interdit depuis 2007, se trouvent dans 8,69 % des fraises espagnoles.

D’autres produits chimiques dont l’utilisation est interdite sur les fraises ont également été repérés.

« Nous alertons nos dirigeants sur la nécessité de prendre des mesures immédiates et fortes pour réduire l’exposition des populations aux pesticides perturbateurs endocriniens et d’adopter une stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens ambitieuse », a déclaré François Veillerette, porte-parole de Générations futures.

Le gouvernement devait annoncer fin juin-début juillet la politique de prévention qu’il compte mettre en place pour protéger la population, et notamment les femmes enceintes et les enfants, des perturbateurs endocriniens. Pour l’heure, toujours rien.

 

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