Plus la pollution de l’air est élevée, plus les bébés ont un petit poids à la naissance. Telle est la conclusion d’une grande étude internationale publiée aujourd’hui dans la revue Environmental Health Perspective.
L’étude a pris en compte trois millions de naissance dans neuf pays du monde et quatorze sites en Europe, Amérique du Nord, Afrique du Sud, Asie et Australie.
A chaque fois, le constat est le même : les femmes les plus exposées aux polluants qui s’échappent des pots d’échappement des voitures -notamment, les particules fines- et des centrales à charbon, accouchent plus souvent de bébés pesant moins de 2,5 kilos.
« Ces particules microscopiques qui sont en taille inférieure au dixième de l’épaisseur d’un cheveu humain se trouvent dans l’air que nous respirons tous », indique une des chercheuse, le Dr Tracey Woodruff, professeur de gynécologie et de la science de la reproduction à l’université de San Francisco en Californie. Comme elles sont très fines, elles pénètrent très profondément dans les bronches.
Selon l’Organisation mondiale de la santé, les habitants des villes européennes les plus polluées gagneraient deux ans et demi d’espérance de vie si des mesures étaient prises pour réduire la pollution atmosphérique.
Les particules fines liées au Diesel, qui représentent 40% de la pollution urbaine, ont été classées cancérigènes pour l’homme en juin dernier par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ). En France, elles sont responsables de 42 000 morts prématurées par an.

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