Dépenses de santé : la chirurgie de l'obésité et de la thyroïde dans le collimateur

 

Jeudi prochain, la Caisse nationale d’assurance-maladie (CNAM) adressera des propositions au gouvernement et au Parlement afin d’« accroître l’efficience du système de santé et maîtriser les dépenses ». Elles pourraient être reprises par le prochain Projet de loi de financement de la protection sociale à l’automne.

La chirurgie de l’obésité est dans le colimateur. Elle varie de un à trois selon les régions. C’est en PACA et en Languedoc-Roussillon qu’on la pratique le plus  alors même que « ces disparités régionales ne reflètent pas complètement celles constatées en matière de prévalence de l’obésité » écrit la CNAM dans son rapport.
De même, les thyroïdectomies (40 000 cas par an) sont sur la sellette.Beaucoup seraient pratiquées sans que les examens en amont n’aient été effectué : « 18 % des patients n’ont pas d’échographie et 69 % n’ont pas de cytoponction alors que ces deux explorations devraient être systématiques. À l’inverse, 21 % ont une scintigraphie, inutile dans la plupart des cas. ».

Pourtant les conséquences de l’ablation de la thyorïde peuvent être importante et causer, selon le Quotidien du médecin, une altération des cordes vocales dans 4 % des cas et la mise sous traitement hormonal à vie (44 % des cas).

La Cnam pointe aussi la question de l’efficacité du dépistage du cancer de la prostate par dosage de la PSA, et la pertinence du recours aux interventions ORL (amygdalectomies, etc.).
Enfin, la CNAM consacre un chapitre aux produits de santé. Selon l’Assurance-maladie, la surconsommation de statines par rapport au reste de l’Europe a « un impact économique majeur pour notre système de soins ».