Selon le Figaro (05/04/2011), le groupe de travail mis en place par le gouvernement autour de la réforme de la prise en charge de la dépendance estime que d’ici à 2060, le nombre de personnes âgées dépendantes va double et passer à 2,3 millions de personnes.

Un chiffre supérieur au précédentes estimations car, selon Roselyne Bachelot, ministre des Solidarités, il y a l’effet « papy boom », l’allongement de la durée de vie et le fait que l’on mesure mieux aujourd’hui que les années de vie gagnées ne le sont pas forcément en bonne santé.

Le groupe d’étude a travaillé sur des hypothèses moyennes. Pour les femmes de 65 ans, l’espérance de vie est actuellement de 22,5 ans dont 19,1 an sans dépendance. Elle devrait être de 27,6 ans en 2060 (dont 23,4 ans sans dépendance). Avec donc presque presque cinq ans de vie en bonne santé en plus mais un an de dépendance supplémentaire.

Pour les hommes, l’espérance de vie à 65 ans passerait de 18,1 ans aujourd’hui (dont 16,7 sans dépendance), à 23,6 ans (21,7 sans dépendance). Pour eux aussi donc le temps en situation de dépendance progresserait.

Encore s’agit-il de la projection moyenne aujourd’hui jugée optimiste. Un autre scénario montre que la situation de dépendance pourrait toucher jusqu’à 3,15 millions de personnes. Dans le meilleur des cas – un allongement de la vie sans augmentation de la durée de dépendance – les auteurs estiment qu’en 2060, 1,85 million de personnes seront dépendantes.

De 1,85 million à 3,15 millions de personnes dépendantes, l’écart est énorme. Il doit être relativisé : ces projections sont à… 50 ans, la durée d’une vie.