L’Assemblée Générale de l’association des familles victimes du valporate –Depakine, Dekapote – l’APESAC, se déroulera les 20 et 21 juin à Blangy-le-Château (Calvados). L’occasion de mettre en lumière le drame sanitaire qui affecte des milliers de familles.

347 enfants seraient nés avec des malformations et de troubles du comportement liées au valproate, un anti-épileptique commercialisé sous le nom de Dépakine, médicament que leurs mères auraient pris durant leur grossesse. Connus dès 1982, les risques liés au médicament n’ont été réellement communiqués aux mères qu’en 2015.
Pour le député socialiste Gérard Bapt impliqué dans le combat de l’Apesac : «Contrairement au dossier « Mediator », les publications scientifiques se sont multipliées, les alertes de médecins pointant les risques de malformations depuis 1980 et autistiques depuis 1990, les notifications concernant des nouveau-nés ou de jeunes enfants se sont multipliées : plus de 370 sur la seule base de pharmacovigilance française, malgré une sous-notification majeure. Contrairement au dossier « Mediator », des actions en justice ont déjà eu lieu aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne….»

C’est grâce à l’action des associations de victimes britanniques que l’Agence Européenne du Médicament (EMA), saisie par l’Agence anglaise, en 2013, a procédé à une réévaluation du médicament, aboutissant, en novembre 2014, à de profondes modifications des conditions de prescription et des informations à destination des patientes figurant sur la notice.

Une meilleure surveillance des résultats de pharmacovigilance et de veille scientifique aurait depuis des années permis d’éviter des centaines de drames familiaux. Les laboratoires en cause, qui ont l’obligation légale de rapporter les alertes, se sont également contentés d’une passivité coupable.

Le dossier « Depakine » pourrait être l’occasion malheureuse de mener la première « action de groupe » crée par la loi Santé en discussion au Parlement.