Danièle Hofmann-Rispal, députée, membre de la mission parlementaire sur la dépendance.
Y a-t-il pour vous un modèle idéal à construire ?

Le modèle idéal, je ne le connais pas. En tout cas, je me refuse à parler de dépendance. Nous devons parler d’un débat sur l’allongement de la vie. Aujourd’hui la question ne porte que sur le coût de la dépendance. On prend le problème à l’envers. Définissons d’abord les besoins dont notre société a besoin. Ensuite, chiffrons les.

La question du financement n’est pas anodine ?

C’est vrai, mais sortons du catastrophisme des chiffres. On nous parle de trouver 30 milliards d’euros à l’horizon 2030. Nous dépensons déjà 21 milliards pour ce poste. Aussi ce n’est pas 30 mais 9 milliards qu’il nous reste à trouver et, en urgence, 1, 8 milliard pour soulager les conseils généraux.

Rappelons-nous que l’Etat a offert aux restaurateurs 3,3 milliards d’euros sur la baisse de la Tva. Ce que l’on a fait pour les restaurants, ne pouvons nous le faire pour nos aînés ?

Cela passe par une grande réforme fiscale et par un débat citoyen sur les priorités des Français. Et puis, l’aide aux personnes âgées, ce n’est pas qu’un coût mais aussi des emplois non délocalisables, créateurs de richesse, qu’il faut aussi prendre en compte.

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