Neuf mois après la crise sanitaire concernant les pilules de nouvelle génération, la Haute autorité de santé (HAS) publie de nouvelles recommandations à destination des professionnels de santé pour la prescription d’une contraception aux femmes à risque cardiovasculaire.

La publication d’une nouvelle fiche mémo à « visée pédagogique », permettra aux médecins traitants, sage-femmes ou gynécologues prescripteurs « de trouver avec chaque femme selon ses antécédents médicaux et ses préférences, la méthode de contraception qui lui convient le mieux et ce, à une période donnée de sa vie », précise la HAS. Pour cela, la fiche mémo présente la liste des principaux facteurs de risque et maladies cardiovasculaires, les moyens d’identifier une femme à risque vasculaire (incluant l’interrogatoire, l’examen clinique, le bilan biologique, l’information à délivrer sur le risque de thrombose et le suivi médical), les critères d’éligibilité selon les situations et les différents facteurs de risque cardiovasculaire.

En fonction de ces critères, une liste des méthodes de contraception est proposée selon un code couleur: vert pour une utilisation sans restriction, jaune à condition d’instaurer « un suivi plus attentif », orange pour une méthode « non recommandée de manière générale » et rouge pour une méthode qui ne doit pas être utilisée car « susceptible d’exposer à un risque majeur pour la santé ».

Par exemple, si une femme a déjà eu une thrombose veineuse ou une embolie pulmonaire , les dispositifs utérins implantables, lui sont classés en catégorie verte, les méthodes progestatives (dispositifs intra-utérins au lévonorgestrel, pilule, implant) sont classées en catégorie jaune. Les méthodes estroprogestatives, en rouge, ne doivent pas être utilisées. Idem si une femme souhaite instaurer une contraception alors qu’elle a un antécédent d‘accident vasculaire cérébral.

2,5 millions de femmes, soit près de la moitié des femmes sous pilule, utilisaient les pilules estroprogestatives de 3e et 4e génération en France avant la mise en garde de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (Ansm) qui a abouti à un rééquilibrage des prescriptions en faveur des pilules de 1ère et 2ème génération ces derniers mois.