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Hôpital Robert-Picqué
Mutami

Comité de défense pour l'hôpital Robert-Picqué

La Mutuelle Mutami prend fait et cause pour l’hôpital public Robert-Picqué à Bordeaux.Le projet de fusion avec l’hôpital privé Bagatelle, initié par l’agence régionale de santé, fait peser une menace sur le devenir de cet établissement et sur son offre de soins. La population et le personnel de santé s’inquiètent de possibles dépassements d’honoraires, suppressions de postes et de lits.

Que vont devenir l’hôpital militaire Robert-Picqué et son voisin privé Bagatelle, deux établissements qui jouent un rôle majeur dans l’offre de soins de la métropole bordelaise ? Y a-t-il un risque de voir disparaître à terme 140 lits d’hospitalisation ? Face à ces inquiétudes, la Mutuelle Mutami a décidé de s’impliquer dans le Comité de défense de l’hôpital Robert-Picqué. « Il existe un projet de groupement de coopération sanitaire Bagatelle-hôpital instruction des armées, explique Patrick Julou, vice-président délégué de Mutami. « On peut concevoir qu’il y ait coopération entre ces deux établissements voisins, ajoute t- il. Mais cela s’inscrit dans un contexte politique national avec une volonté de supprimer 22 000 lits et d’économiser 3 milliards d’euros sur l’hôpital. »

Initier un vrai débat

Patrick Julou souligne plusieurs risques. Le premier concerne celui des tarifs : Robert-Picqué est un établissement public à tarifs opposables sans dépassements d’honoraires. « Il faut que cela perdure, car les dépassements d’honoraires sont une des causes du renoncement aux soins », note-t-il. Une deuxième inquiétude concerne la capacité d’accueil, avec la suppression possible de 140 lits et un recours plus important à l’ambulatoire. « Cela n’est pas neutre financièrement pour les patients car le ticket modérateur n’est pas le même. Et quelle garantie avons-nous pour la qualité de suivi des patients ? » s’interroge Patrick Julou. Une suppression de 350 postes est en tout cas annoncée d’ici à 2019. « Cela vient confirmer notre inquiétude, partagée par la population et le personnel soignant », affirme le vice-président délégué de Mutami. Il s’inquiète également pour l’avenir à moyen terme des urgences. « Nous avons donc décidé d’interpeller les élus et l’agence régionale de santé pour initier un vrai débat, un exercice de démocratie sanitaire et sociale » conclut-il, au nom du comité de défense. Une pétition a été lancée. 

Pierre Sauvey

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