Chutes des personnes âgées : prévenir plutôt que guérir

Environ un tiers des plus de 65 ans et la moitié des plus de 80 ans tombent au moins une fois par an. Ces chutes sont responsables de 90% des fractures observées à ces âges et sont souvent synonymes de perte d’autonomie : dans les deux ans qui suivent une fracture du col du fémur, 20 à 30% des personnes âgées décèdent.

Pour éviter le pire, l’Académie Nationale de Médecine vient d’émettre de nouvelles recommandations.

Si son patient a fait une première chute, elle préconise au médecin traitant de :

-lui proposer un aménagement de son logement.

rechercher les facteurs qui ont favorisé sa chute par un examen médical des fonctions sensorielles et sensitives (vision, audition, équilibre, etc., ), du système nerveux, du squelette, du cœur, de la fonction rénale, un bilan de l’état nutritionnel et endocrinien.

Si son patient n’a pas encore chuté, c’est à partir de 45 ans, âge de la presbytie, que le médecin doit mettre en place une stratégie de prévention en s’efforçant de :

-l’adresser à un ophtalmologiste pour un examen de sa vision.

-lui proposer une auto-évaluation de son équilibre grâce à des manœuvres simples (appui alternativement sur le pied droit puis gauche pendant 5 secondes les yeux ouverts, marche de 4 mètres en 4 secondes).

-l’inciter à avoir une activité physique régulière (marche une demi-heure par jour, vélo, natation, danse, tai chi…) et à garder une activité intellectuelle, ludique, artistique ou professionnelle le plus longtemps possible.

-veiller à ce qu’il se nourrisse correctement, avec un apport en protéines (estimé à 1g par kilo), en calcium (1200mg) et en vitamine D suffisant.

-diminuer ses doses d’anxiolytiques, de somnifères, d’antalgiques s’il en prend et limiter les prescriptions aux seuls médicaments indispensables en choisissant des substances à action courte après avoir soupesé bénéfice thérapeutique et risque d’effets indésirables.

-bien prendre en charge les suites d’un accident ou d’une maladie avec l’aide de spécialistes compétents.

L’Académie de Médecine propose qu’un « spot Télé de dépistage, voire une journée nationale consacrée à ce problème », soit mise en place par le Ministère de la santé