Le chikungunya qui sévit aux Antilles et en Guyane est une « épidémie majeure », a déclaré la ministre de la Santé, qui se rendra en Guadeloupe et en Martinique du 16 au 18 juillet prochains.

Selon Marisol Touraine, depuis décembre dernier, cette maladie infectieuse qui se transmet par un moustique, « l’aedes albopictus » (appelé le « moustique tigre »), aurait déjà causé « indirectement » 33 décès, notamment chez des personnes âgées, et mille hospitalisations.

Actuellement, environ 5 000 nouveaux cas sont recensés chaque semaine. Mais, toujours selon la ministre, « le début de la période estivale et de la saison des pluies, propices à la reproduction du moustique vecteur, fait craindre une augmentation du nombre de cas ».

« La clé est de faire en sorte qu’il n’y ait pas d’eau stagnante pour que les moustiques ne prolifèrent pas, qu’on se protège avec des répulsifs et des moustiquaires pour éviter une diffusion de cette maladie qui fatigue beaucoup, est très pénalisante et il faut une mobilisation collective », a précisé la ministre lors d’une interview sur RMC-BFMTV.

Outre la protection des autochtones, l’objectif est aussi d’empêcher que les vacanciers ramènent le virus en France comme cela est déjà arrivé.

Le plus souvent sans gravité, le chikungunya qui se traduit par une fièvre élevée, d’importantes douleurs articulaires, des maux de tête, des vomissements…, peut-être grave chez les personnes fragilisées. Il n’existe aucun vaccin pour s’en prémunir. Seuls les répulsifs puissants contre les moustiques tropicaux et le port de vêtements couvrants peuvent participer à protéger les voyageurs.