Entre 2007 et 2012, révèle un rapport de la Cour des comptes, le montant de la fraude aux cotisations sociales
a atteint 20 à 25 milliards d’euros… essentiellement du fait des employeurs.
Parmi les plus répandues: celles sur les salaires des travailleurs détachés, indépendants, des particuliers employeurs et bien sûr le travail au noir.

A eux seuls, les secteurs de la construction et du commerce représenteraient 22% du total des fraudes. De même, depuis 1993, les mesures destinées à faire baisser les charges des employeurs, en réduisant
ou en supprimant totalement les cotisations que payent les entreprises sur les bas salaires,
privent le régime général de ressources de l’ordre de 25 milliards. Or, si l’Etat est censé compenser ces « cadeaux » aux entreprises, il ne le fait que partiellement. Le rapport du Comité d’évaluation des dépenses fiscales
et des niches sociales chiffrait à plus de 10 milliards d’euros la somme des mesures
d’exemption et de dégrèvement de cotisations sociales non compensées par l’Etat pour la seule année 2011.