Cancer : pour le droit à l'oubli

Des médecins et cancérologues français se mobilisent pour que les malades puissent voir respectés leurs droits d’accès au crédit bancaire.

C’est par une lettre au président de la République que des cancérologues et médecins français demandent à ce que soit respecté le droit à l’oubli des malades atteints de cancer, afin que ces derniers puissent accéder à des assurances et à des crédits bancaires. Ils republient aujourd’hui dans le quotidien Libération la demande lancée il y a quelques mois.

Ils revendiquent :

– le droit à l’oubli immédiat, 5 ans après la fin des traitements pour tous les enfants et adolescents de moins de 18 ans;

– le droit à l’oubli avant la fin de l’année 2015, 5 ans après la fin des traitements, pour les anciens malades souffrant de cancers de bon pronostic (taux de survie relative à 5 ans égal ou supérieur à 82 %), notamment les cancers du sein, des lèvres, de la tyroïde, des testicules, les mélanomes et les lymphomes de Hodgkin ;

– le droit à l’oubli pour toutes les pathologies 10 ans après la fin des traitements ;

– pour les malades encore soumis à la convention Aeras (1), une actualisation des primes de risque selon un tableau de survie fourni par l’Inca. Les surprimes devront être validées suite à une négociation entre les assureurs, l’Inca et un nombre d’associations concernées par le cancer au moins égal à celui des assureurs ;

– que les surprimes ne puissent plus être associées à des exclusions de risque.

 

(1) Cette convention permet à une personne qui a ou a eu un problème grave de santé d’obtenir plus facilement un prêt immobilier ou un crédit à la consommation.