Le 55e congrès de l’American Society of Clinical Oncology (Asco) s’est déroulé à Chicago (Etats-Unis). Tour d’horizon des principales avancées dans le traitement du cancer.

Cancer du sein

Le ribociclib, couplé à une hormonothérapie, est efficace pour les deux tiers des cancers du sein chez les femmes avant la ménopause. Moins toxique qu’une chimiothérapie traditionnelle, il cible les cellules cancéreuses, en les empêchant de se multiplier.

Cancer du poumon

L’immunothérapie, considérée comme une révolution en oncologie, se révèle efficace pour le cancer du poumon. Près du quart des malades ayant pris du pembrolizumab sans avoir fait de chimiothérapie auparavant étaient vivants au bout de cinq ans, du jamais-vu, selon le laboratoire Merck/Msd. Avant l’immunothérapie, le taux de survie à cinq ans pour ce type de cancer était d’environ 5%.

Cancer du pancréas

Le cancer du pancréas est l’un des plus meurtriers. Mais une molécule appelée oloparib semble prometteuse. Dans un essai clinique, les malades ayant pris l’anticancéreux, associé après à une chimiothérapie classique, ont stoppé la progression du cancer pendant 7,4 mois contre 3,8 mois chez ceux qui ont pris le placebo. Ce qui signifie que l’on peut contenir la maladie et la garder sous contrôle.

Cancer de la prostate

Ce cancer se soigne de mieux en mieux mais la maladie récidive dans environ un tiers des cas. La molécule enzalutamide, un inhibiteur oral des récepteurs aux androgènes, bloque la communication des hormones naturelles masculines qui favorisent la prolifération des cellules cancéreuses. Ce qui permet d’améliorer les chances de survie des malades.