En France, 42 152 nouveaux cas de cancer colo-rectal ont été estimés en 2012. Il se situe, tous sexes confondus, au troisième rang des cancers les plus fréquents. Il touche principalement les plus de 50 ans, les personnes souffrant de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (Mici) telles que la maladie de Crohn ou la rectocolite hémorragique ou encore les personnes appartenant à des familles dont plusieurs membres ont été atteints de ce type de cancer.

Pour répondre au mieux aux besoins des malades et de leurs familles, l’Association France Côlon lance, de mai à octobre, une enquête nationale sur le vécu et les attentes des malades. Celle-ci sera diffusée dans les services de gastroentérologie et sur le site de l’association pour recueillir un maximum de témoignages de patients.
« Cette enquête porte à la fois sur le dépistage, le diagnostic, le vécu des traitements mais aussi sur l’impact du cancer colorectal sur tous les aspects de la vie quotidienne du malade, à savoir le bien-être physique, le bien-être psychique, le travail, la vie amoureuse, etc.», explique Stéphane Korsia-Meffre de l’association Latrologos – Dire la médecine, partie prenante de l’enquête.

« Les résultats de l’enquête vont nous permettre de mieux connaître les difficultés auxquelles sont confrontés les malades dans leur vie quotidienne et d’élaborer de nouveaux projets sur les 2-3 ans à venir au sein de notre association pour répondre à leurs attentes », annonce Jean-Louis Bertou, fondateur de l’Association France Côlon. « Par cette enquête, nous souhaitons également sensibiliser les autorités de tutelle aux besoins des malades et les faire réagir », poursuit-il.

Le cancer colo-rectal est une maladie méconnue et surtout taboue. « C’est une pathologie dont les patients ont souvent du mal à parler autour d’eux et pour laquelle on observe une réelle méconnaissance du vécu au quotidien », conclut Jean-Louis Bertou.