Un code couleur pour évaluer la qualité nutritionnelle des aliments

Le Haut Conseil de la santé publique (Hcsp) a donné un avis favorable sur la mise en place d’un code couleur pour faciliter l’information du consommateur sur la qualité nutritionnelle des denrées alimentaires. 

Dans le cadre du projet de loi de modernisation du système de santé, le consommateur pourra s’appuyer sur différentes couleurs, du vert, du jaune, du orange, du rose et du rouge, afin de choisir ses denrées alimentaires. Celles-ci le renseigneront sur les qualités nutritionnelles. Le Haut Conseil de la Santé Publique (Hcsp) a rendu, aujourd’hui lundi, un avis favorable sur ce mode de fonctionnement.

Il devra permettre au consommateur, au moment de son achat, de comparer facilement les produits alimentaires entre eux, entre les familles, aussi bien qu’à l’intérieur d’une même famille d’aliments ou pour un même aliment entre marques différentes.

« Ce système de code couleur permet de se repérer rapidement sur la qualité nutritionnelle des produits de supermarchés, mais il offre aussi la possibilité de comparer des produits de marques différentes pour privilégier, par exemple, les marques de céréales les moins grasses et les moins sucrées ou les lasagnes bolognaises ou les pizzas qui ont le meilleur profil nutritionnel », souligne le Pr Didier Jourdan, président de la commission prévention du Hcsp.

Ce système de classement par couleurs nous vient des Britanniques. Il permet de classer les aliments du vert pour les aliments les plus sains au rouge pour ceux présentant le moins d’intérêt nutritionnel.

« Il n’est pas question de dire qu’un aliment est bon ou mauvais, mais de donner un outil pour se repérer », insiste Didier Jourdan, spécialiste des sciences de l’éducation dans le domaine de la prévention, qui concède que le violet pourrait remplacer le rouge, qui n’est pourtant pas perçu comme discriminant ou signalant un produit interdit.

Le Hcsp recommande également :

  • d’associer les utilisateurs dans le cadre d’une co-construction du format final du système d’information nutritionnelle simplifié ;
  • de développer une stratégie d’accompagnement et d’information du public  ainsi que des professionnels de santé et d’éducation ;
  • d’intégrer l’apprentissage de ce système d’information nutritionnelle dans le parcours éducatif de santé en milieu scolaire ;
  • de mettre en place un système de suivi et d’évaluation de l’impact sur les consommateurs et sur les entreprises.