Une méthode proposant aux parents de choisir certains traits spécifiques chez leurs enfants à naître a été brevetée le mois dernier aux Etats-Unis, suscitant la colère de plusieurs chercheurs européens. La société 23andMe (société de biotechnologie basée en Californie) connu pour proposer des testes génétiques sur Internet, a réussi à faire breveter une méthode de sélection des gamètes des donneurs basée sur des calculs génétiques réalisées par ordinateur.
La méthode décrite dans la demande de brevet prévoyait de sélectionner les donneurs d’ovules ou de spermes de manière à améliorer les chances de produire un bébé ressemblant aux caractéristiques souhaitées par le couple bénéficiaire.
Parmi celles-ci, peuvent figurer la taille, le sexe, la couleur des yeux, certains traits de personnalité ou encore les risque de développer une dégénérescence maculaire liée à l’age (DMLA) et certains types de cancer.
La société 23andMe reconnaissait toutefois que la méthode n’était pas infaillible et qu’il s’agissait seulement de faire en sorte que le bébé aient des chances « accrues » d’avoir les traits souhaités dans le cadre d’une procréation médicalement assistée (PMA).
Si l’utilisation du diagnostic préimplantatoire pour éviter l’implantation d’embryons porteurs de graves anomalies génétiques est devenu une pratique courante, l’utilisation d’un programme informatique pour sélectionner les donneurs de gamètes afin d’aboutir à un bébé sur mesure n’est pas de même nature et pourrait mener à une forme d’eugénisme (Sources AFP)