Comment ça marche ?

L’Office national de sécurité sociale (Onss) gère l’assurance-maladie belge. Originalité : les mutuelles y siègent aux côtés des représentants des employeurs et des salariés. Des deux plus grandes mutuelles belges, l’une est chrétienne, l’autre socialiste. Le choix d’un médecin, comme en France, est libre. Dans chaque spécialité médicale, les honoraires sont variables.

Qui finance ?

Le système est majoritairement financé par les cotisations sociales (73%), et l’Etat fédéral participe peu. La cotisation est globale (pensions, maladie, invalidité, chômage, allocations familiales, accidents du travail et maladies professionnelles).Elle s’élève à 24,77% du salaire brut pour les employeurs et à 13,07% pour les salariés.

L’Onss prélève les cotisations et les répartit entre les différentes branches de sécurité sociale. Pour la santé, les moyens disponibles sont gérés par l’Institut national d’assurance-maladie invalidité (Inami) et les mutuelles.

Les points forts

Un grand nombre d’infirmières. Grâce au grand nombre d’infirmières, la Belgique est un modèle dans la prise en charge médico-sociale des personnes âgées et handicapées.

Les points faibles Peu de prévention. Le dépistage de certains types de cancer (sein et col de l’utérus particulièrement) est insuffisant et varie beaucoup d’une région à l’autre. Les très mauvais résultats en matière de santé bucco-dentaire des enfants ont obligé le gouvernement à instaurer la gratuité des soins dentaires pour ces derniers et à multiplier les campagnes de prévention.

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