Entre les frais universitaires, les frais de logement, de transport et d’alimentation, le budget nécessaire pour poursuivre ses études est très élevé. Un budget que Beaucoup de familles ont du mal à supporter, mais Des solutions existent…

Une bourse sur critères sociaux peut être attribuée aux étudiants dont la famille a des moyens modestes. Sauf lorsqu’il est handicapé, l’étudiant doit avoir moins de 28 ans lors de sa première demande (limite d’âge repoussée d’un an par enfant à charge ou selon la durée du service civique ou militaire si l’étudiant s’est porté volontaire). La demande (à renouveler chaque année) se fait par le biais du dossier social étudiant (Dse), qui doit être rempli sur le site Internet du Centre national des œuvres universitaires et scolaires (www.cnous.fr) entre le 15janvier et le 30avril. Les demandes hors délai peuvent être examinées en cas d’événement important.
La bourse (versée sur dix mois) est calculée en fonction des revenus et des charges de la famille de l’étudiant (un simulateur de calcul est disponible sur le site du Cnous). Elle est cumulable avec des revenus professionnels tant que l’étudiant respecte son obligation d’assiduité aux cours et aux examens.
Il existe par ailleurs :
l’aide au mérite (1800euros par an), réservée aux étudiants boursiers ayant eu d’excellents résultats au baccalauréat ou en licence (à demander dans le Dse);
l’aide d’urgence (ponctuelle ou annuelle), accordée par le Crous aux étudiants en difficulté financière, notamment pour des raisons familiales, ou trop âgés pour bénéficier d’une bourse.

Cumuler études et emploi
Les étudiants bénéficient des mêmes règles du droit du travail que tous les salariés, sauf les mineurs, qui se voient appliquer quelques règles spécifiques (interdiction des heures supplémentaires et du travail de nuit, minoration du salaire minimum…). Quel que soit l’emploi, même précaire, l’étudiant doit avoir un contrat de travail écrit (sauf Cdi à temps plein) et des fiches de paye.
Attention aux horaires qui empiètent sur le temps nécessaire aux études : il faut savoir que l’employeur est en droit d’imposer des heures supplémentaires dans une certaine limite.
Les étudiants de moins de 26 ans ont une exonération fiscale dans la limite de trois fois le Smic, qu’ils soient rattachés au foyer fiscal de leurs parents ou non.

Les prêts étudiants
Taux intéressants, remboursement différé à la fin des études, fonds (jusqu’à 30000euros environ) utilisables librement : ces prêts étudiants sont attrayants, mais ils peuvent se révéler risqués (en cas d’échec ou de retard dans les études, de recherche infructueuse d’emploi). En général, une caution est exigée, mais pas toujours : des banques proposent des prêts (jusqu’à 15000euros) garantis par l’Etat.
Enfin, les étudiants non boursiers en difficulté financière peuvent solliciter un prêt d’honneur auprès du Crous. Ce prêt d’honneur est remboursable sans intérêts, au plus tard dans la dixième année suivant l’obtention du diplôme.

L’obligation alimentaire
Les parents sont tenus de contribuer financièrement à l’entretien et à l’éducation de leurs enfants, même si ceux-ci sont majeurs. Un étudiant est donc en droit de demander à ses parents le versement d’une pension alimentaire tant qu’il poursuit des études supérieures. Si ces derniers refusent et qu’aucun accord amiable n’a pu être trouvé, l’enfant a alors la possibilité de saisir le juge aux affaires familiales, qui fixera le montant de la pension (ce montant est déductible des revenus des parents si l’enfant n’est plus compté dans leur foyer fiscal).

Les aides locales
Les collectivités locales (Régions, départements, communes) peuvent également attribuer des aides diverses aux étudiants. Il peut s’agir de bourses, de prêts d’honneur, d’aide aux transports…