Une école d’audioprothésistes a ouvert à la rentrée à Cahors, dans le Lot, à l’initiative conjointe de l’université Paul-Sabatier (Ups), de Toulouse, et de la chambre de commerce et d’industrie (Cci) du Lot. Ce cursus d’une durée de trois ans, validé par un diplôme d’Etat, est ouvert aux bacheliers et accessible après réussite aux examens d’admission. Le nombre de places est limité à quinze, et les débouchés professionnels sont importants.
La scolarité est assurée par la faculté de médecine Toulouse-Rangueil et l’Ups. Outre les cours théoriques, les études comportent des stages pratiques, notamment dans des laboratoires d’audioprothèse. C’est une chance pour les services de soins et d’accompagnement mutualistes (Ssam) : bon nombre de projets d’ouverture butent sur la pénurie de professionnels. Et l’on sait qu’une fois diplômés les audioprothésistes auront tendance à travailler dans la Région où ils ont fait leurs études. « Nos centres d’audioprothèse, en Midi-Pyrénées, mais aussi en Aquitaine et dans le Limousin, se proposeront pour accueillir des stagiaires. Dans ces Régions où la population est vieillissante, le développement de ce métier est une réponse indispensable aux besoins de santé. La création de magasins mutualistes permet de maîtriser les tarifs d’équipements non remboursés par l’assurance-maladie. Nous nous adressons à toutes les catégories de la population. Pour tous nos Ssam, notre objectif est de faire en sorte que les restes à charge de nos adhérents soient le plus bas possible », insiste Pierre-Jean Gracia, président de la Mutualité française de Midi-Pyrénées. n K. P.