Au restaurant d’entreprise, c’est bon et sain !

Une jeune femme témoigne, le 5 mars dernier, à l’entrée du restaurant d’entreprise Sncf Marengo de Toulouse, lors du coup d’envoi de l’action « Plus saine la vie » : « A la suite de mes grossesses, j’ai pris des kilos que Je ne suis pas parvenue à reperdre entièrement. J’ai conscience d’être en surpoids, je sais que je devrais refaire du sport, mais quand ? Entre les enfants et le trajet pour venir à Toulouse, je n’ai pas le temps. Ma forme passe après le reste ! »

Direction régionale, services médical et de l’action sociale, comité d’établissement (qui gère le restaurant d’entreprise), Caisse de prévoyance, mutuelles, clubs sportifs… : bon nombre des partenaires avaient répondu présent ce midi-là, pour informer les cheminots et répondre à leurs questions autour d’un cocktail sans alcool. Bernard Devay, président de Mutuelle Entrain Midi-Pyrénées, se félicite d’ailleurs de ce partenariat et du fait que « cette action de prévention de grande ampleur remet la médecine Sncf au cœur du dispositif et renforce son rôle préventif ».

Désormais, en Midi-Pyrénées, à l’occasion de la visite médicale de santé au travail, tous les agents dont l’indice de masse corporelle est compris entre 25 et 30 – c’est-à-dire qui sont en surpoids – se voient proposer un suivi particulier. En outre, un menu labellisé Pslv est affiché quotidiennement à côté des autres plats.

« Ce menu-type va m’inciter à surveiller mon alimentation, c’est sûr. J’ai pris du poids quand j’ai arrêté le sport. Et j’aime cuisiner, confectionner des petits plats ! » reconnaît David. A côté, son collègue, pourtant très svelte, annonce qu’il a pris dix kilos… en dix ans ! C’est aussi là tout l’intérêt de l’action : elle s’adresse à tous les cheminots, afin qu’ils adoptent de bonnes habitudes alimentaires et d’hygiène de vie pour ne pas glisser lentement vers un surpoids, justement.

« Selon qu’ils occupent un poste sédentaire ou à horaires décalés, qu’ils travaillent dans un bureau ou dans un atelier (poste plus physique), les agents ont des besoins différents. D’où l’importance des consultations individuelles en équilibre alimentaire », souligne Nathalie Lavilla, infirmière du service médical Sncf de Toulouse, engagée, avec sa collègue Marie-Christine Mongis, dans l’action Pslv.

Les conseillères en économie sociale et familiale sont également mobilisées. « Nous faisons le lien entre vie professionnelle et familiale. Nous pouvons accompagner l’agent, qui va devoir changer bon nombre de ses habitudes, y compris en l’aidant à associer sa famille à son projet. De façon très concrète, nous discutons des achats alimentaires, du budget, de la préparation et du transport des repas au travail, notamment quand on travaille en trois-huit, etc. », explique Hélène Viguier.

Le comité de pilotage (Copil), qui réunit les principaux partenaires de l’action, devrait procéder à un retour d’expérience à un mois de son lancement, afin, le cas échéant, d’améliorer encore la lisibilité de l’action pour sensibiliser davantage de cheminots. A suivre…