Lassociation Priartem, qui milite pour une réglementation des antennes relais et de la téléphonie mobile, a alerté le ministre de l’Education nationale sur les conséquences de l’introduction des tablettes numériques dans les écoles maternelles.

« Ces tablettes émettent et reçoivent les informations en mobilisant le WiFi, c’est-à-dire que leur usage contribue à augmenter l’électrosmog dans lequel baignent les enfants alors même que les dernières recommandations de l’Afsset, devenue Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire), étaient justement de réduire les expositions », pointe lassociation qui affirme par ailleurs avoir « reçu récemment des appels de parents inquiets de l’annonce de l’introduction de tablettes tactiles interactives dans la classe de leur enfant ».

Priartem rappelle que les enfants sont particulièrement sensibles aux ondes électromagnétiques. Un consensus scientifique semble établi sur ce point et sur la nécessité de les protéger, comme le souligne le Dr Martha Herbert de lEcole de médecine de Harvard (Etats-Unis) : 

« Les enfants sont plus vulnérables que les adultes et bien plus encore ceux qui sont atteints de maladies chroniques et/ou de troubles du développement neurologique. Les champs électromagnétiques de basses fréquences et de radiofréquence des box WiFi et des stations de base peuvent exercer un effet de désorganisation sur la capacité dapprendre et de se souvenir et peuvent également avoir un effet déstabilisant sur les fonctions immunitaire et métabolique ».

En mai 2011, l’Organisation mondiale de la santé (Oms) a classé les radiofréquences, dont le WiFi, cancérigènes possibles pour l’homme.