Une année d’exercice inédite se clôt pour la Mutuelle de la Corse. L’assemblée générale en a fait le bilan, avant d’aborder sereinement les perspectives d’avenir.

C’est par une minute de silence que l’assemblée générale du 4 juillet s’est ouverte pour ren­dre hommage au « travailleur infatigable et à l’homme vif et bienveillant que fut François Vincensini, président de la Mutuelle de la Corse parti trop tôt ». Et Argentine Paoli, la nouvelle présidente, de rappeler : « Fervent artisan de la fusion entre les ex-Mutuelles familiale et générale de la Corse, il citait Mark Twain : “ Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait ”. Des mots qui trouvent un écho dans ce qu’a vécu notre mutuelle en 2019 et ces derniers mois, l’obligeant plus que jamais à s’adapter. »

« François aurait été fier du travail réalisé en commun, soulignait Bernard Ottaviani, directeur général. Face à la pandémie, nos équipes n’ont pas failli. Télétravail, organisation, moyens techniques et informatiques auront permis de maintenir le tiers payant et de proposer à nos adhérents un véritable accompagnement à distance. »

Au-delà des contraintes

La Mdc aura agi pour sauver des vies avec 120 000 € octroyés aux hôpitaux publics pour l’achat de respirateurs. « Il faut penser aux conséquences économiques de cette crise, poursuivait-il. Nous serons là pour nos entreprises adhérentes. » Sa fibre sociale, la mutuelle la conserve envers et contre tout. N’en déplaise à la loi du marché assurantiel. « Chez nous le taux moyen d’évolution des cotisations est de 1,8 % contre 4 % au niveau national. » Quant à la commission d’aide et de secours, qui a dégagé 40 000 € pour 89 demandeurs, elle voit son budget doubler en 2020. Conscients que la précarité va grandissant, les mutualistes savent ce que certains textes de loi leur réservent. Pour François Savelli, directeur général délégué, « une des questions essentielles pour des structures comme la nôtre porte sur la nouvelle réglementation en termes de résiliation de contrats individuels et collectifs. A cela, il nous faudra réfléchir dans le cadre de notre plan stratégique et pour continuer d’assurer aux mieux notre mission ».