« Les robots ne remplaceront pas le chirurgien »

Pr Jacques Poilleux, président de l'Académie de chirurgie.

Avec le progrès, quelle
sera la place
du chirurgien dans dix ans ?

La technologie a effectivement marqué
un grand pas en chirurgie  : on peut préparer une intervention en visualisant les organes en 3D sur ordinateur ; d’ici à cinq ans, les robots chirurgicaux seront plus petits, avec des bras encore plus flexibles, comme des serpents…

Toutefois, toutes les interventions ne pourront se faire avec cet appareil, en raison du coût très élevé du matériel et des budgets de plus en plus serrés des établissements
de santé. Il reste malgré tout une méthode d’avenir, qui obligera les établissements
à moduler l’agencement
de leurs blocs opératoires,
dont certains seront certainement entièrement réservés au robot, car
le temps de préparation de ce matériel reste long.

Malgré tous ces progrès,
la chirurgie continuera à être faite par des hommes sur des hommes. Le chirurgien restera celui qui décidera de l’intervention et qui la réalisera, qu’il soit à 2  mètres du patient ou dans une pièce à côté. Une présence humaine professionnelle
sera toujours nécessaire aux côtés du malade pour reprendre la main en cas
de problème.

La naissance
de ces nouvelles technologies cause d’ailleurs un souci, celui de la formation des futurs praticiens, qui devront tout au long de leur cursus apprendre la manipulation des robots chirurgicaux
tout en sachant encore opérer à ciel ouvert, car
la chirurgie classique
restera la solution en cas
de problème avec le robot.

Vos commentaires

Peut-être qu"un jour ils pourront les remplacer, mais c'est déjà bien qu'ils aident pour des choses très précises.devis piscineComment chauffer sa piscine

non effet, car le facteur humain est essentiel. par contre il est fort possible que les patients, eux, aient des organes plus ou moins artificiels
robot de nettoyage : robot vortex 3

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