Les médicaments sont déconseillés pendant la grossesse mais il arrive, parfois, qu’ils soient nécessaires, notamment en cas de dépression. Or, une étude réalisée par l’université américaine de California-Davis montrent que les antidépresseurs dits « sélectifs de recapture de la sérotonine » (Prozac, Deroxat, Paxil, Zoloft, Seroplex, etc.) prescrits durant la grossesse pourraient augmenter le risque d’autisme chez les nourrissons.

L’enquête a porté sur environ 1 000 mères d’enfants âgés de 2 à 5 ans. Résultat : il y a trois fois plus de cas d’autisme chez ces derniers quand les mamans ont pris un antidépresseur quand elles étaient enceintes.

Le risque autistique est plus élevé quand le traitement a eu lieu durant les trois premiers mois de grossesse. Des retards de développement sont observés lorsque les bébés ont été exposés à ces molécules pendant le troisième trimestre.

En 2012, la revue indépendante Prescrire avait déjà pointé le problème à la lueur d’une étude américaine, notamment, sur 298 enfants atteints d’autisme pour lesquels une corrélation avec la prescription d’antidépresseurs chez les mamans dans l’année précédent la naissance avait été observée.

En l’état actuel des connaissances, mieux vaut donc être prudent. Le mensuel recommandait de n’envisager ce traitement que chez des femmes souffrant de troubles particulièrement invalidants et pour lesquelles une thérapeutique non médicamenteuse était insuffisante pour améliorer les symptômes.

On estime qu’en France, un nouveau-né sur 100 naît avec un trouble autistique. Aux États-Unis, ce serait un enfant sur 68. Plusieurs hypothèses sont évoquées face à cette augmentation : l’exposition aux polluants chimiques, le déclenchement des contractions pour accélérer l’accouchement, l’âge du père, le diabète ou l’obésité chez lamère, ses carences en vitamine D et B9, etc.

Dans les années 2000, la vaccination massive des enfants par le ROR (Rougeole-Oreillons-Rubéole) a également fait parler d’elle. Une étude, publiée dans The Lancet, avait fait état d’un lien entre ce vaccin et le risque d’autisme. Ses conclusions ont été démenties depuis pour cause de falsification des données et l’étude a été retirée de la publication.