Amiante : Sanofi condamné pour « faute inexcusable », la Sécu paiera

Le 3 mai, l’entreprise Sanofi-Aventis a été condamnée à nouveau pour “faute inexcusable” après le décès ou une maladie grave de l’un de ses salariés. Le tribunal des Affaires sociales (Tass) de Créteil a ordonné le versement d’indemnités à la veuve, aux enfants et aux petits-enfants d’Amar Berkane.

Amar Berkane est mort en 2010, à 63 ans – six ans après être parti en préretraite –, d’un cancer de l’amiante, une maladie reconnue comme “professionnelle”. Il avait travaillé 37 ans chez Sanofi-Aventis.

L’avocat de la famille a affirmé que le groupe n’avait pas informé Amar Berkane des risques qu’il encourait concernant l’amiante et ne proposait pas de protection spécifique.

Selon la Cgt, l’avocate de Sanofi a nié que les salariés du site aient été exposés à un quelconque risque, affirmant que les tuyauteries contenant éventuellement de l’amiante « se trouvaient à l’extérieur du site » et affirmant que les salariés étaient équipés de « masques à cartouche filtrante ».

Selon la Cgt, au moins 28 anciens salariés de Sanofi-Aventis sont décédés de maladies de l’amiante.

Scandale supplémentaire, les indemnités et la rente que l’entreprise devra verser à la famille seront en fait payées par la Sécurité sociale ! Car à la suite d’une erreur d’adresse, les délais de procédure n’ont pas été respectés et Sanofi-Aventis s’en sort sans rien devoir, dénoncent la Cgt-Retraité et l’Association nationale de défense des victimes de l’amiante (Andeva).