La Société Le Nickel (SLN), filiale d’Eramet en Nouvelle-Calédonie, a été condamnée pour faute inexcusable à la demande de cinq de ses anciens salariés – dont un est aujourd’hui décédé – souffrant de maladies liées à l’amiante.
Les cinq malades travaillaient pour la SLN, soit à l’extration du nickel soit à l’usine métallurgique de Nouméa. Ils sont atteints de cancer des poumons, d’asbestose (maladie de l’amiante) ou de plaques pleurales et sont reconnus en maladie professionnelle par l’assurance-maladie.

La condamnation de la SLN est une victoire pour l’Association locale de défense des victimes de l’amiante (Adeva-NC) qui annonce que d’autre cas seront soumis à la justice. L’association estime en effet que l’amiante cause trente décès par an en Nouvelle-Calédonie, une situation due selon l’Andeva à l’absence de mesure de protection.

Satisfaite de la décision du tribunal, l’Adeva-NC explique que le problème de l’amiante est cependant bien plus large que le seul cas de la SLN. Le sol d’une grande partie du territoire est constituée de roches amiantifères et chaque chantier de terrassement, par exemple, répand dans l’air des fibres d’amiante, exposant au risque les travailleurs mais aussi la population locale. Les taux de mésothéliome (cancer de l’amiante) dans l’archipel sont d’ailleurs bien plus élevés qu’en métropole.

Le site de l’Andeva de Nouvelle-Calédonie :

http://adevanc.lagoon.nc/