Alzheimer : comment améliorer la prise en charge des malades ?

 

A la veille de la Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer du 21 septembre, l’association France Alzheimer fait un certain nombre de propositions pour favoriser la prise en charge et l’accompagnement des malades. Parmi elles :

 

1.lancer une campagne nationale d’information pour sensibiliser le grand public à l’importance de faire un diagnostic dès les premiers signes de la maladie. En 2007, seule la moitié des patients étaient identifiés, depuis la situation a progressé mais l’insuffisance de diagnostic persiste (déni, troubles minimisés ou mis sur le compte du veillissement, absence de traitement efficace, etc.).

2.labelliser les consultations mémoire afin de faciliter l’accès des patients aux neuropsychologues des structures hospitalières ou des Centres mémoire de ressources et de recherche (Cmrr) ne donnant pas lieu à facturation mais aussi dans le secteur libéral où, pour l’heure, les consultations d’un neurologue pour la réalisation d’un bilan ne sont pas remboursées par l’assurance-maladie.

3.instituer une consultation post-annonce du diagnostic pour apporter un soutien psychologique et une prise en charge adaptée du patient et de son entourage. En effet, l’annonce de la maladie est toujours un choc d’autant plus que, la plupart du temps, le malade ou sa famille ne savent pas vers qui se tourner pour obtenir de l’aide.

4.promouvoir la « visite longue » par le médecin traitant au domicile du malade et en présence de l’aidant afin de s’assurer de l’adéquation entre ses besoins et les moyens mis en place, sécuriser sa vie quotidienne (gaz, voiture, etc.), de vérifier que l’aidant ne s’épuise pas, etc.

5.créer des équipes de spécialistes supplémentaires (ergothérapeutes, psychomotriciens, assisants de soins en gérontologie…) pour permettre aux malades de vivre chez eux le plus longtemps possible ; en février 2013, 342 équipes étaient opérationnelles sur un objectif de 500.

6.développer les structures de répit pour soulager les aidants en créant, notamment, des places en accueil de jour et en hébergement temporaire pour les malades. Fin 2012, sur 11 500 places prévues, seules 5 250 ont été créées. Le coût restant à la charge des familles (30 euros par jour) reste un frein d’accès à ces structures, mais aussi le sentiment de culpabilité des aidants qui n’osent pas y envoyer leur malade…

 

 

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