Les vêtements que nous portons peuvent-ils être dangereux pour la santé ? Peut-être, si l’on en croit l’alerte lancée par le Wecf (Wemen in Europe for a Common Future), une Ong internationale lancée par des femmes qui se battent pour la défense de l’environnement.

Sur les 1900 substances chimiques utilisées dans les textiles, seules 165 sont classées en terme de dangerosité. Mais « qu’en est-il des autres ? », interroge le Wecf qui souligne que les colorants sont les produits textiles les plus inquiétants, ne serait-ce que parce qu’ils peuvent provoquer des allergies de contact.

« Malgré l’interdiction en Europe d’une liste de colorants libérant des amines cancérigènes, un rapport de 2013 publié pour le compte de la Commission européenne s’inquiète du manque de données sur les concentrations des mélanges chimiques présents sur les produits textiles finis et estime que les limites fixées pour les substances sensibilisantes qui favorisent le déclenchement d’allergies sont “arbitraires” », souligne l’Ong.

Autre souci : les phtalates, ces plastifiants dont certains sont interdits dans les jouets destinés à être mis à la bouche par les enfants, peuvent représenter 40 % du plastisol utilisé pour les impressions textiles. On en retrouve notamment sur les pyjamas des enfants.

Le formaldéhyde, un irritant connu des voies respiratoires et de la peau et classé cancérigène par l’Organisation mondiale de la santé, pose également problème. D’autant que son utilisation dans les tissus est mieux réglementée en Chine que chez nous : selon le Wecf, là où les Chinois limitent sa présence à 75 ppm dans les textiles entrant directement en contact avec la peau, les Français fixent un seuil de 100 ppm.

Faute d’étiquetages clairs et d’informations sur ces substances toxiques, difficile de s’y retrouver pour les consommateurs. Pour les aider, le Wecf publie un guide de poche disponible en ligne et sur papier.