Les Mutuelles de France dénoncent l’empilement des dispositifs d’aide à l’acquisition d’une complémentaire santé. Elles demandent une aide unique.

Le gouvernement a présenté dans le cadre du Plfss une série de mesures censées améliorer l’accès à la complémentaire santé des retraités. Pour les Mutuelles de France, la création d’un tel dispositif est un aveu d’échec de la part de ceux qui avaient promis une « généralisation de la complémentaire santé » avec l’Ani (accord national interprofessionel). Cet accord instituant une complémentaire santé obligatoire en entreprise, laissait, de fait, sur le bord de la route des catégories entières de la population : jeunes, chômeurs de longue durée, retraités, malgré les mises en garde de nombreuses organisations, personnalités du monde de la santé…

En proposant un appel d’offres pour couvrir les retraités, c’est un nouveau dispositif qui va s’ajouter aux huit déjà existants parmi lesquels (la Cmu-c, l’aide à la complémentaire santé, la complémentaire santé obligatoire en entreprise…).

Pour les Mutuelles de France : « Le gouvernement fait le choix d’une réponse coûteuse, qui va conduire à de nouvelles exclusions et qui n’apportera de solutions ni aux travailleurs précaires, ni aux chômeurs. »

Quant aux jeunes, ils sont les grands oubliés du système. Le gouvernement inventera-t-il une réponse spécifique, venant encore renforcer l’usine à gaz des dispositifs d’aide à l’acquisition d’une complémentaire santé ?

Pourtant, des solutions existent, estiment les Mutuelles de France, qui demandent une une mise à plat des aides fiscales et sociales aux contrats de complémentaire santé : « Cela permettrait la mise en œuvre d’un système d’aide unique et progressif qui substituerait aux segmentations et aux exclusions, la solidarité et l’équité. »