Affections de longue durée et inégalités de recours aux soins ambulatoires

Les personnes en affection de longue durée (ALD) sont plus âgées que le reste de la population et aussi plus défavorisées. Leur reste à charge est plus élevé.

Le dispositif des affections de longue durée (ALD) peut-il prendre en charge de façon satisfaisante l’ensemble des problèmes d’accès financier aux services de santé ? Comment l’effet de l’ALD s’articule-t-il avec les autres dispositifs jouant sur les restes à charge (Complémentaire privée,  Couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C)) ? C’est à ces questions complexes que les chercheurs de l’Irdes ont répondu dans leur dernière étude s’appuyant sur les données de l’Enquête santé et protection sociale de l’Irdes et de l’Echantillon permanent des assurés sociaux (Epas) des régimes d’assurance maladie.

Le dispositif des affections de longue durée (ALD) vise à réduire la charge financière des assurés souffrant d’une maladie longue et coûteuse. Introduit dès 1945 au titre de quatre maladies (cancer, tuberculose, poliomyélite, maladie mentale), il concerne aujourd’hui 32 groupes de pathologies. En 2009, les personnes en ALD représentent 15 % des assurés du régime général, soit 8,6 millions de personnes. Leurs dépenses s’élèvent à 60 % du total des dépenses remboursées et croissent à un rythme annuel de 4,9 % de 2005 à 2010.

 

 

     
– L’impact du dispositif des affections de longue durée (ALD) sur les inégalités de recours aux soins ambulatoires entre 1998 et 2008, Paul Dourgnon, Zeynep Or, Christine Sorasith