Affaire Amélie : l'Etat renonce à faire appel

L’Etat avait été condamné par le tribunal administratif de Cergy-Pontoise, le 7 octobre, à trouver d’urgence une place à Amélie, une jeune femme atteinte d’une forme sévère d’autisme, gardée à domicile faute de place dans un établissement spécialisé, sous peine d’une astreinte de 200 euros par jour.

L’Etat, craignant probablement la contagion, décidait de faire appel de cette décision. Sous la pression des associations,  Marie-Arlette Carlotti, ministre en charge des Personnes handicapées, a indiqué qu’elle renonçait à son appel en cours.  Elle a annoncé également qu’elle mettrait en place un dispositif de gestion des situations critiques et s’est engagée à ce que celles-ci trouvent une solution rapidement. Pour autant, le cas d’Amélie n’est pas isolé. Plusieurs milliers de personnes handicapés physiques ou mentales demeurent sans solution d’accueil.