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Hôpital

Vingt-cinq grands professeurs de l'hôpital public contre la loi Bachelot

La protestation contre la loi « « Hôpital, patients, santé, territoire » (Hpst) de Roselyne Bachelot s'élargit toujours d'avantage. Elle vient de prendre une ampleur supplémentaire avec l'« Appel des 25 » signé par des chefs de services renommés d'hôpitaux franciliens.

Publié par le Nouvel Observateur, cet appel rejette « la médecine mercantile » mise en place par le projet de loi Bachelot que le Sénat examinera à partir du 11 mai prochain.

Une « loi destructrice et injuste »

Les 25 dénoncent une loi dont le maître-mot « n’est plus la santé mais la rentabilité » et qui « porte en elle la disparition » de la médecine hospitalière et dont les patients et les soignants « seront les premières victimes ». Ce qu'ils résument d'une phrase : une « loi destructrice et injuste ».

Les professeurs refusent les pouvoirs donnés au futur directeur d'établissement qui « pourra n’avoir aucune compétence médicale ou en santé. C’est pourtant lui qui arrêtera le projet médical de l’hôpital. Lui aussi qui nommera et révoquera les médecins responsable des structures de soins (pôles, départements, services…). Sur quels critères ? »

«Si cette loi n’est pas amendée, elle s’appliquera sans nous »

La question du financement de l'hôpital tel qu'organisé dans le projet de loi n'échappe pas à la démolition : « la tarification des actes est semblable dans les secteurs privé et public – comme si les pathologies et la continuité des soins y étaient comparables ! La pensée marchande dont se prévaut cette loi réduit le qualitatif au quantitatif, le malade au tarif de sa maladie. »

Dans le même temps, rappelle les pétitionnaires, « on organise des suppressions massives et injustifiées d’emplois d’infirmières et d’aides-soignants. »

« Soyons clairs. Si cette loi n’est pas amendée, elle s’appliquera sans nous », affirment les signataires en demandant la tenue d'urgence d'Etats généraux de l'hôpital public.

D'accord pour une réforme de l'hôpital public, les signataires proposent d'y débattre de « l'organisation hospitalière pour répartir de manière harmonieuse sur le territoire, sans redondance, les structures de soins et les spécialités en prenant en compte aussi leur niveau de technicité et l’accueil des urgences », d'avancer sur la pluridisciplinarité ; de « reconnaître et valoriser les actes des infirmières et des personnels paramédicaux », de promouvoir la prévention, le dépistage, l’éducation thérapeutique...

Cet Appel des 25 rejoint pour l'essentiel la pétition « Sauver l'hôpital public » lancé voici plusieurs semaines par 960 chefs de services, médecins et paramédicaux.

Sur le site du Nouvel Observateur, l'appel, les signataires :

http://tempsreel.nouvelobs.com

Le dossier de Viva :

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