Santé et environnement : les lanceurs d'alerte interpellent les candidats

Santé et environnement : les lanceurs d'alerte interpellent les candidats

Générations futures, Ecologie sans frontière, le Réseau Environnement-santé (Res) et Robin des toits ont interpellé hier les candidats à l'élection présidentielle sur les questions de santé environnementales.

Toutes des associations en pointe ces dernières années dans plusieurs affaires de santé publique : sur les pesticides, sur les ondes de téléphonie mobile, sur les nanomatériaux, les Ogm ou encore les perturbateurs endocriniens (Bisphénol A, etc).

Jusqu'à présent ont-elles montré, le scénario est toujours le même une innovation technologique est mise en œuvre, les normes et contrôles sont insuffisants... En cas de problèmes, les lanceurs d'alerte ne sont pas entendus, les autorités attendent jusqu'à ce que le scandale éclate. Les cas sont nombreux, de l'amiante à l'insecticide Gaucho en passant par le Mediator et jusqu'au Bisphénol A.

“Le principe de précaution est totalement bafoué ! On préfère taire les effets éventuellement néfastes d’une innovation sur la santé au nom des bénéfices. Parce qu’il y a un doute sur la dangerosité, les pouvoirs publiques préfèrent organiser des débats, commander d’innombrables études scientifiques avant de trancher. En attendant, les crise sanitaires se développent” a expliqué François Veillerette, le porte-parole de Générations Futures

Les quatre associations refusent que la santé soit toujours la « variable d'ajustement » face aux développement de nouvelles technologies ou de nouveaux produits. Ils veulent voir renforcé et developpé le dispositif des agences de sécurité sanitaire, et remettre en avant le principe de précaution sur tous les dossiers de santé environnementale.

Elles ont pour cela avancé 25 mesures concrètes. Parmi celles-ci, la création d'un système de veille adossé à un institut de recherche en santé environnementale – décliné dans les régions –, avec la création de registres des pathologies. Ces dispositifs devront être attentifs aux maladies environnementales émergentes, comme l'hypersensibilité aux champs électromagnétiques.

Autres mesures demandées : le rattachement de la Direction générale de l'alimentation (Dgal) au ministère de la santé, des évaluations et des autorisations de produits renforcées. Les Ong veulent également que les dispositifs médicaux se voient appliquer la règle de l'autorisation de mise sur le marché (Amm) tout comme les médicaments.

Enfin, les quatre associations estiment que les plans de lutte nationaux – contre le cancer, sur la maladie Alzheimer, et celui contre l'obésité – devraient se voir ajouter un volet environnement. Car “face à l’explosion de ces maladies chroniques, il faut en saisir les causes, stopper l’épidémie et la faire régresser”, a déclaré André Cicolella, président du réseau Environnement-santé.

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