Prothèse PIP : l'organisme certificateur n'est pas poursuivi

Le procureur de la République de Marseille a décidé de ne pas faire comparaître l’organisme certificateur allemand TÜV dans le scandale des prothèses mamaires PIP (Poly implant prothèse). Pourtant, le rôle de cette société, spécialisée dans le contrôle qualité industriel était de délivrer à l’entreprise PIP, le marquage CE, garant de la conformité aux normes de sécurité sanitaires européennes, un sésame indispensable pour pouvoir vendre ces produits en France et à l’exportation.

Pour le parquet de Marseille, l’entreprise TÜV serait elle aussi une victime des agissements de la société varoise fondée par Jean-Claude Mas. Une décision surprenante qui risque de choquer les victimes qui considèrent que la société TÜV a également été fautive dans cette affaire.

L’entreprise PIP, fabricant de prothèses mammaires, remplaçait le gel homologué par un produit en silicone frelaté. Près de 30 000 femmes françaises ont reçu ces implants non conformes. A ce jour, l'entreprise PIP et ses responsables sont poursuivis pour « chefs de tromperie aggravée » et « escroquerie au préjudice de l’organisme certificateur TÜV ».

Le procès aura lieu à Marseille du 17 avril au 14 mai. Plusieurs milliers de parties civiles seront présentes. Y comparaîtront Jean-Claude Mas, Claude Couty, l’ex- directeur général de PIP ainsi que quatre anciens cadres.

A lire :

Vos réactions

Bien-être

Santé

Protection sociale

Société

Seniors

Environnement

Coup de cœur de la rédaction