Pollution et contamination par les Pcb : l'enquête commence enfin

Après un an de préparation – sélection des sites, recrutement des participants... – l 'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) et l'Institut de veille sanitaire (Invs) lancent l'étude annoncée depuis de longs mois sur la consommation de poissons d'eau douce et la présence de Pcb – polychlorobiphényles ou pyralène – dans le sang des personnes qui les mangent.

Au cours de ce travail, 900 foyers de pêcheurs amateurs vont être suivis dans six zones de pêche, les unes contaminées par les Pcb, les autres non.

Les teneurs sanguines en Pcb, les habitudes alimentaires des participants (consommateurs ou non de poissons de rivière), le niveau de contamination des poissons des différentes zones... vont être mesurées et comparées.

L'alerte a été lancée voici plusieurs années par des associations environnementales comme le WWF, la Frapna et des médecins, notamment dans le bassin du Rhône. En 2007, la consommation de poissons pêchés dans le Rhône a d'ailleurs été interdite par des arrêtés préfectoraux.

Les Pcb ont été longtemps utilisés comme isolants, par exemple dans les transformateurs électriques. Ils sont interdits en France depuis 1987 et les appareils en contenant sont progressivement éliminés. Mais ces produits ont été largement dispersés durant des décennies.

Ces produits cancérogènes qui s’accumulent dans les tissus graisseux sont particulièrement persistants et se concentrent au fil de la chaîne alimentaire. Ils ont des effets sur la fertilité, sur la croissance et le système immunitaire.

Voir le dossier de l'Afssa sur les Pcb :

www.afssa.fr/

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