Paludisme : l'OMS demande des fonds pour amplifier de premiers succès

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), dans le tiers des pays qui luttent contre le paludisme, le nombre de cas a baissé de moitié. L'information figure dans le nouveau « Rapport mondial sur le paludisme 2009 ».

Il n'en reste pas moins que des dizaines de millions de personnes ont encore contracté le paludisme l'an dernier – 247 millions de cas en 2006 – dans les pays touchés, essentiellement en Afrique (90 % des cas), en Amérique latine et en Asie du Sud-est. 863 000 personnes au moins en sont mortes.

L'OMS constate également que nombre de pays où la maladie est endémique, comme le Nigeria ou la République démocratique du Congo, sont peu touchés par les efforts de lutte contre la maladie.

L'OMS assure que désormais plus de 30 % des foyers africains sont équipés d'une moustiquaire imprégnée d’insecticide (MII), lesquelles protège un quart des enfants des zones où la maladie est présente.

Dans 13 des 35 pays africains les plus touchés par le paludisme, la proportion de familles équipées dépasse les 50 %. Au total, En 2006–2008, près de 140 millions de moustiquaires à imprégnation durable ont été livrées.

L'accès aux médicaments reste un problème entier. Dans la plupart des pays africains, les associations médicamenteuses contre le paludisme ne sont distribuées qu'à moins de 15% des enfants ayant de la fièvre.

Un autre gros problème se fait jour : des résistances à l’artémisinine, produit phare contre la maladie, ont été repérées en 2009, notamment en Asie du Sud-Est.

Ce bilan de la lutte contre le paludisme – et de ses insuffisances – sont aussi l'occasion pour l'organisation de rappeler que cette bataille demande 5 milliards de dollars par an (plus de 3 milliards d'euros) « pour garantir une couverture élevée et avoir un impact maximal à l’échelle mondiale ».

Car l'objectif que se sont fixé les pays membres de l'OMS est loin d'être rempli : il s'agitde réduire le nombre des cas et de décès dus à cette maladie de 50 % ou plus d’ici fin 2010 et de 75 % ou plus d’ici 2015.

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