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Michel Montana, l'homme qui a rendu le monde maboul de pétanque

Quand il vient vous accueillir sur le palier du journal la Marseillaise, Michel Montana a, plus que jamais, une petite flamme malicieuse dans les yeux. A près de quatre-vingts ans, le président du Mondial la Marseillaise à pétanque est d’une élégance impeccable. Vous êtes bien face à un personnage, connu de tous sur le Vieux-Port, et au-delà de la cité phocéenne, reçu partout, par-delà les clivages politiques…

Un homme respecté, dont le carnet d’adresses alimente bien des fantasmes. Quand on le mentionne, il balaie cela avec pudeur : « Je suis un homme simple, parti d’en bas, qui a travaillé toute sa vie. » Son bureau ? Un musée vivant niché au cœur de l’immeuble de la Marseillaise. « Ce journal est vraiment unique : il a été créé par les Ftp [Francs-tireurs et partisans, ndlr] en 1943. C’est le seul quotidien régional de gauche d’Europe ! Et on n’appartient à personne… », affirme avec fierté Michel Montana.

Depuis près de soixante ans, la Marseillaise est sa maison, son royaume, sa deuxième famille. Il y est entré en 1949 et ne l’a plus jamais quitté. Sur les murs de son bureau, des dizaines de photos qui racontent l’amitié, les parties de boules l’été, la fête, la famille, avec à la clé des anecdotes, des souvenirs en ­rafale… Si seulement on avait le temps ! Mais Michel Montana n’aime pas parler de lui. En revanche, pour évoquer ses amis, dont l’affection et le soutien ne lui ont jamais fait ­défaut, et dont beaucoup sont issus de la Marseillaise et de la mutualité, il a des mots très beaux et très justes.

Celui qui a donné ses lettres de noblesse à la pétanque est né dans une famille ouvrière, à Oran. Il quitte l’Algérie en 1936 pour Marseille et grandit à la Madrague-Ville, inséparable de son frère Marcel, qui figure parmi les fondateurs de la Mutuelle des travailleurs des Bouches-du-Rhône. « C’est aussi pour cela que je suis autant attaché à la mutuelle », murmure ce mutualiste de toujours. Avant d’entrer à la Marseillaise, Michel a multiplié les petits boulots, ouvrier, chasseur à la Caisse d’épargne, vendeur de journaux dans la rue. Puis inspecteur des ventes à la Marseillaise : « Avec la voiture publicitaire, on sillonnait les routes pour aller vendre Pif et Miroir Sprint [magazine sportif, ndlr], dans les villages », se souvient-il en souriant. Il est aujourd’hui directeur des relations extérieures de la Marseillaise, directeur d’Inter Provence Publicité et, bien sûr, président du Mondial à pétanque.

En 1962, c’est la création officielle de ce concours, sous l’impulsion de Paul Ricard, qui rêvait d’une grande manifestation sportive. « Avant, la pétanque, c’était un jeu de rigolade. On jouait sous les platanes, sur les places des villages… Aujourd’hui, c’est un vrai sport qui compte 12 millions de joueurs et près de 92 fédérations sur les cinq continents ! » Quant au Mondial, c’est à présent un des rendez-vous sportifs et festifs incontournables de l’été, avec plus de 4 000 parties disputées sous le soleil de juillet et plus de 13 000 participants venus du monde entier*. L’heure tourne. Michel Montana s’impatiente, avec ce mélange de brusquerie et de taquinerie pince-sans-rire inimitable, mais quand on part, il vous lance : « Revenez demain ! On parlera un peu plus ! »

* Le Mondial la Marseillaise à pétanque, dont la Mutuelle de France Plus est l’un des nombreux partenaires, commencera cette année le 1er juillet au parc Borély à Marseille.

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