Les dépenses de santé sont financées majoritairement sur fonds publics dans la plupart des pays de l'OCDE

Dans tous les pays de l'OCDE, les dépenses de santé sont majoritairement financées par des fonds publics, sauf aux Etats-Unis et au Mexique montre le Panorama de la santé 2009 publié par l'organisation.

La part de dépenses publique est de 79 % en France – la moyenne est de 73 % – mais de 45,4 % seulement aux Etats-Unis.

Ces dépenses sont partout en croissance et représentent une part importante de la richesse nationale : 8,9 % en moyenne. Avec cependant de forts écarts : elles représentent 16 % du PIB aux Etats-Unis, 11 % en France, 10,8 % en Suisse et 10,4 % en Allemagne, mais moins de 6 % au Mexique.

Les coûts de la santé aux Etats-Unis représentent 4 947 euros par an et par habitant, deux fois et demie plus que la moyenne des pays de l'OCDE. En France, le coût moyens est 2 444 euros*.

Autre chapitre sur lequel les Etats-Unis se distinguent : ils sont les seuls avec la Turquie et le Mexique à ne pas avoir pas de couverture maladie universelle ou quasi-universelle. Peut être plus pour longtemps : c'est ce que le projet de loi sur la santé de Barack Obama entend bien changer.

Pour ce qui est de la France, les dépenses de santé sont à 79 % des fonds publics (essentiellement des cotisations), le reste à charge des patients pèse pour 3,8 % et 13,4 % pour les assurances privées.

Au-delà du seul coût, le Panorama s'intéresse à l'efficacité des différents systèmes. Il note ainsi une amélioration globale de la prise en compte des cancers, par exemple, mais souligne que pour certaines affections chroniques (asthme, diabète) dont le nombre de cas augmentent, la prise en charge est « éloignée des bonnes pratiques dans de trop nombreux pays ».

Pour ce qui est de la France, l'OCDE note que pour le dépistage du cancer du col de l'utérus, la couverture de la population cible en France (72,4%) reste supérieure à la moyenne des pays de l'OCDE (64%). Mais elle indique que pour le cancer du sein, le dépistage reste à la traîne.

Les taux de survie relatifs à cinq ans pour ces deux cancers sont légèrement meilleurs que la moyenne de l'OCDE.

Dans la mesure où ce Panorama concerne des pays parmi les plus développés, le paysage n'est pas catastrophique.

Mais certains chapitres de l'état de santé des populations sont cependant dans le rouge : la prévalence de l'obésité augmente dans tous les pays de l'OCDE. Elle touche désormais un tiers de la population aux Etats-Unis.

*Les chiffres sont ajustés sur la base de la parité de pouvoir d’achat des monnaies.

En savoir plus :

www.oecd.org

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