Les bienfaits du thermalisme

Les bienfaits du thermalisme

Les attaques récentes contre le thermalisme, pour l'instant repoussées, ne prennent pas en compte les 500 000 curistes qui chaque année séjournent dans les stations thermales françaises. Pourtant, leur état s'en trouve amélioré, comme en témoignent de nombreux essais thérapeutiques visant à évaluer scientifiquement le service médical rendu (Smr) des cures.

Médecine reconnue, actrice de santé publique mais aussi de développement économique en zones rurales et de montagne, le thermalisme soigne non seulement les maladies, mais aussi le « terrain », et sans effets iatrogènes.

De nombreuses recherches validées scientifiquement (ou en cours d’évaluation) confirment l’efficacité de cette démarche d’approche globale de la maladie*.

C’est le cas de Stop-Tag, étude menée en collaboration avec le Pr Jean-Pierre Olié (hôpital Sainte-Anne) qui montre que la cure thermale soulage mieux les troubles anxieux généralisés (Tag) que la paroxétine (le traitement de référence), surtout lorsque cette molécule est mal supportée ou qu’il faut en augmenter régulièrement les doses.

De même, l’étude Thermarthrose, menée par le Chu de Grenoble, a mis en évidence un résultat favorable en rhumatologie (les trois quarts des motifs de cure), dans les lombalgies, l’arthrose et les fibromyalgies, avec l’emploi de produits thermo-minéraux (eaux chaudes soufrées, boues sulfurées et marines).

En cours de réalisation, d’autres travaux, rigoureux et crédibles, devraient montrer les effets des « eaux vivantes » sur l’obésité, l’otite séromuqueuse récidivante de l’enfant, la rhinosinusite chronique, mais aussi sur l’insuffisance veineuse chronique, la périarthrite scapulo-humérale, la prévention du syndrome métabolique ou encore sur la prise en charge nutritionnelle des femmes en fin de traitement de cancer du sein.

L’amendement visant a réduire la prise en charge des cures thermales (elle passerait de 65 à 35 %) a finalement été retiré, mais les exploitants thermaux comme les usagers restent mobilisés. Et même s’il existe un reste à charge pour l’assuré social, les cures sont toujours accessibles – pour combien de temps ? – aux couches sociales les moins favorisées.

Alire également :

* Etudes soutenues par l’Association française pour la recherche thermale (Afreth), qui bénéficie d’un budget annuel de 1,5 million d’euros, alloué par les exploitants thermaux.

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