Les Français sont globalement en bonne santé

Les Français sont globalement en bonne santé et ont une espérance de vie qui est l’une des plus élevée d'Europe (84,4 pour les femmes et 77,5 ans pour les hommes). En revanche, la mortalité prématurée avant 65 ans due à des comportements à risque (alcool, tabac...) demeure plus élevée chez les hommes que dans les autres pays de l’Union européenne (hors nouveaux adhérents d’Europe centrale).

L'étude révèle également que les ménages d'employés, d'ouvriers, de chômeurs et les persones sans couverture maladie complémentaire renoncent le plus souvent à des soins. Cette propension diminue de manière importante au-dessus de 1900 euros mensuel pour un ménage.

Alcool, tabac...

Les Français boivent moins mais la consommation d'alcool surtout chez les hommes, reste l'une des plus élevée d'Europe, question de culture sans doute.
Les femmes ont globalement une consommation trois fois plus faible que celle des hommes. Mais le niveau de diplôme et la catégorie sociale atténue les contrastres entre les homme et les femmes. Ce sont les femmes cadres qui présentent un risque d'alcoolisation le plus élevé.

Le tabagisme est encore et toujours un problème de santé public notent les auteurs. 30 % des jeunes de 17 ans, filles et garçons, déclarent fumer quotidiennement. Les femmes sont en première ligne notamment pour le cancer du poumon : pour les moins de 65 ans, on observe une augmentation de + 105 % entre 1990 et 2005 alors qu'il a diminué chez les hommes.

Le cancer, le diabète et les maladies cardiovasculaires concernent avec les maladies psychiques les trois quart des personnes en affection de longue durée (Ald). Ce nombre augmente régulièrement. Pour le cancer, la survie s'améliore avec toutefois des différences entre les différents cancers. La survie diminue avec l'âge en raison de la plus grande fragilité des sujets âgés.

Enfin, avec plus de 800 000 naissances par an, la France depuis 2005, est devant l'irlande, le pays le plus fécond d'Europe. L'âge moyen de la première grossesse est de 29,8 ans.

Le recours à l'Ivg ne baisse pas en France. En 2007, 213 380 Ivg ont été pratiquées dont 49 % d'Ivg médicamenteuses. Parmi les facteurs d'échecs de la contraception, l'étude pointe du doigt le manque d'information ou de connaissances parmi les très jeunes femmes.

L’état de santé de la population en France en 2008, suivi des objectifs de la loi de santé publique, Sandrine Danet, Brigitte Haury et Aurélie Fourcade, DREES, N° 711, décembre 2009.

A lire sur www.sante.gouv.fr

Vos réactions

Bien-être

Santé

Protection sociale

Société

Seniors

Environnement

Coup de cœur de la rédaction