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Les Français fatalistes face au cancer
Cancer

Les Français fatalistes face au cancer

Fatalistes, les Français? Selon un sondage Ipsos réalisé pour la Fondation Arc, 70% des individus interrogés ne font rien du tout pour éviter l'apparition d'un cancer.
Force est de constater que la prévention des cancers ne mobilise pas : plus d'une personne sur deux considère que l'action individuelle n'est pas un levier efficace pour éviter la maladie. 52% pensent même avoir de fortes chances de développer un cancer quels que soient leurs comportements. Pourtant, rappelle la Fondation, 40% des cancers, liés au mode de vie et aux comportements individuels pourraient être évités. « Le tabac, l’alcool, certaines infections, la mauvaise alimentation et l’inactivité physique demeurent, de très loin, les principaux facteurs de risque. Les facteurs héréditaires sont quant à eux à l’origine de 5 à 10% des cas de cancer ».

Un paradoxe demeure : si 74% des personnes interrogées se disent bien informées sur les risques liés au cancer, elles peinent toutefois à les hiérarchiser. Des facteurs comme l'alimentation ou l'alcool sont minorés au profit de la pollution ou des effets des OGM sur l'apparition des tumeurs. De même, ils placent, à tort, sur un même plan facteurs comportementaux, environnementaux et héréditaires. Exposés, voire surexposés à des messages qu'ils jugent parfois contradictoires, les Français semblent ainsi résignés face au cancer.

Alors que 365 000 nouveaux cas de cancer sont diagnostiqués chaque année en France, l'Arc compte mobiliser 15 millions d’euros pour la recherche en prévention, dans les trois prochaines années. La Fondation a également créé un site dédié à la prévention, www.preventiondescancers.org, à l'occasion de la journée mondiale contre le cancer, le 4 février prochain.

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